Mes pires rencards.

Récemment sur Twitter, il était question des pires Dates. L’occasion pour moi, de me souvenir de mes rendez-vous les plus foireux.

En tout et pour tout. J’ai dû avoir environ trente rencards dans ma vie. Et je suis sorti avec neuf de ces garçons. Le reste est principalement fait de rendez-vous non concluants. Quant aux plans, je n’en ai pour ainsi dire jamais réellement fait, même si certains tête-à-têtes ont mieux fini que d’autres. Ce n’était jamais vraiment planifié.

Voici, dans le désordre, mes cinq pires rencards.
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Il y a eu Le Lapin. C’était juste après ma rupture avec Jolies Lèvres. J’avais rendez-vous avec un gars. C’est la seule fois où j’envisageais de faire un plan. Je m’étais psychologiquement préparé. J’avais beaucoup travaillé sur moi pour être sûr que je ne le regrette pas. Même si déjà, sur le chemin, je me demandais ce que je faisais.

Nous devions nous retrouver à la station « Bonne Nouvelle ». Et même s’il disait par textos qu’il était en chemin, il n’est jamais venu. Sans doute, ne lui avais-je pas plu et avait-il fait demi-tour sans s’annoncer. Peut-être aussi, faisait-il partie de ces garçons qui donnent rendez-vous et regardent par leur fenêtre les gens attendre.

Quoi qu’il en soit. Au moment où je m’étais décidé à ne plus attendre, un superbe black est sorti du métro et m’a invité à le suivre. Mais j’avais pris ce lapin comme une leçon. Il était temps pour moi de rentrer et d’attendre que la chance et l’amour me sourient.

Ce qui survint quelques jours plus tard. hu hu.

Le Chiant. A cette époque, j’étais sur Gayvox. Il n’avait pas de photo de profil mais nos échanges étaient sympas et je me suis dit « pourquoi pas » – erreur de débutant.

Je me suis retrouvé à l’attendre près de la fontaine Stravinski. Sans pouvoir le joindre puisque je n’avais pas son numéro. Un homme attendait près de moi. Je me suis dit que ça devait être lui. Aussi, j’ai été me présenter.

Il était absolument charmant et m’a dit regretter de ne pas être mon rencard. Mais non, ce n’était pas lui !

Mon rencard, lui, est arrivé quelques minutes après. C’était un mec lambda, sans charme particulier. J’ai tout de suite su que ça ne collerait pas, mais je me suis dit que je devais poursuivre ce rendez-vous par politesse.

Nous sommes allés au Lizard, dans le Marais. Lorsque j’ai franchi l’entrée, j’ai pris une super décharge d’électricité statique (Jupiter power !). Le barman a plaisanté en disant que c’était le coup de foudre. Mais nous savions tous que non.

J’ai fini par mettre fin au rendez-vous. Nous n’avions rien à nous dire. Mon téléphone n’arrêtait pas de sonner. Je lui ai dit que, manifestement, mes amies avaient besoin de moi. Nous nous sommes alors quittés et j’ai regardé ma montre.

J’avais eu l’impression qu’on était resté une éternité ensemble alors que ça n’avait fait qu’une heure !

Après cela, je n’ai plus rencontré de personnes sans photo de profil.

Il y a eu le Fan. Toujours sur Gayvox. Il était complètement accro (je n’ai jamais été aussi beau de toute ma vie que sur cette photo de profil) et je n’étais pas intéressé. Pour qu’il me laisse tranquille, j’ai accepté que nous nous voyions. Et j’ai tout fait pour qu’il s’enfuit.

Nous sommes allés au Quick de Châtelet où j’ai englouti un menu entier comme s’il s’agissait de mon dernier repas. Je me souviens avoir fait le lourd, le débile juste pour qu’il ne s’intéresse plus à moi.

Ca n’a absolument pas marché. Il était encore plus amoureux. Aussi, j’ai fini par complètement l’ignorer.

Après cela, j’ai changé ma photo de profil.

Il y a eu ce garçon. Enfin cet homme. Toujours sur Gayvox. Conversation cool et photo de profil – lui sautant sur un lit – plutôt fun. Le hic ? Il avait le double de son âge et ne ressemblait même plus à sa photo.

Nous sommes allés manger japonais vers Luxembourg. Pas de conversation, pas d’excitation. Rien pour sauver ce rendez-vous. Le repas terminé, il me demande si j’ai de la monnaie.

Il était hors de question que je paie. Il avait menti sur son âge alors il devait payer ! J’ai fait mon naïf (« han j’ai juste une carte de retrait, faut que je trouve un distributeur… » – véridique), il a fini par payer et on s’est quitté.

Après cela, j’ai lu attentivement les profils des gars de GayVox comme s’il s’agissait de lignes en tous petits caractères sous un contrat.

Pour finir, il y eu cette date peu glorieuse pour moi.

Il était très gentil. Et, en jeune et joli garçon très superficiel – à l’époque -, je suis tombé sous le charme de sa photo de profil. Le problème, c’est que quand on s’est retrouvé face à face, je l’ai, sans le vouloir, regardé de haut-en-bas. Et il a perçu une pointe de déception dans mon regard. Je n’avais vraiment pas voulu donner cette impression.

Nous avions rendez-vous au parc Montsouris. Et nous nous sommes baladés. C’était vraiment agréable et progressivement, j’ai eu envie que l’on commence à flirter. J’ai été entreprenant mais il m’a gentiment mis un stop.

La réaction que j’avais eu en le voyant lui était restée en tête. Et il m’a dit qu’il ne se passerait rien. Cette histoire m’a marqué et après, j’ai fait très attention à ma façon de regarder les gens. J’avais été très gêné d’avoir été aussi facilement « lisible » et mais aussi contrarié d’avoir fait de la peine à une personne. Sachant qu’en fait, je mourrais d’envie de l’embrasser.

Alors oui, j’imagine que d’autres ont vécu de pire rendez-vous encore. Mais je trouvais fun de raconter les miens. Aussi pourris soient-ils. L’important étant aujourd’hui d’en rire.

J’irais quand même bien dans le passé, à la fin de chacune de ses expériences, rencontrer mon Moi d’alors et le réconforter en lui parlant de Kevin Bacon.

Parce qu’après tout. Il ne tient qu’à un joli rendez-vous sous la pluie pour oublier les rencards fumeux du passé.

La petite voix.

On ne se doute jamais de la portée que peuvent avoir nos billets sur les autres. Lorsque l’on blogue, on le fait de façon très égoïste. Qu’il s’agisse de raconter sa vie et ses péripéties ou de vider son coeur et son esprit. On ne le fait que dans le but de satisfaire son narcissisme ou soulager ses peines.

On n’imagine pas, un instant, que derrière un autre écran, ce que l’on a écrit puisse résonner chez une autre personne. Comme un écho. Et lui permettre de se sentir moins seule.

J’adorais bloguer. Et j’adorais l’époque où je bloguais. Puis Facebook et Twitter ont changé notre façon à tous de raconter les choses. Moins réfléchie. Plus sur l’instant. Au détriment de l’histoire-même.

Etonnamment. C’est pourtant sur ces réseaux sociaux que j’ai commencé à recevoir des messages de personnes qui avaient lu mon blog. Mes blogs. Certaines me connaissaient depuis Czech Boy. D’autres se rappelaient Beur-Boy.

Toutes m’ont dit la même chose.

J’avais eu un impact sur elles. Et indirectement, je leur avais fait du bien.

Elles ne sont pas mille. Pas même une dizaine. Mais j’ai eu envie d’être cette petite voix qui résonne.

A nouveau.